[...]
Dans la bourgeoisie et l'aristocratie des grandes villes occidentales (Paris,
Londres, New York ou encore Berlin) s'opèrent d'autres mutations de structure
: le rôle de femme au foyer devient la norme, et même un objectif
stratégique en raison de la quasi-impossibilité pour les femmes
d'obtenir un salaire décent. Dans le même temps pour la petite
bourgeoisie, il devient possible de faire des études et d'occuper des
emplois nouveaux comme l'enseignement ou le journalisme, pour les plus aisées
s'instaure une relative libération des murs qui leur permet de
côtoyer plus facilement les hommes, voire de s'adonner en public à
la pratique d'un sport.
[...]
La femme reste fortement dépendante de son mari et doit avant tout s'occuper
de son ménage et si salaire elle a, il n'est vu que comme un complément.
Ainsi, il était mal vu qu'une femme mariée travaille, le salaire
du mari devant en théorie suffire, mais une célibataire ou une
veuve y étaient généralement contraintes.
[...]
Dans toute la société occidentale à la fin du XIXe siècle,
les femmes sont confrontées à une infériorité juridique
qui les réduit à une condition de mineure et à une infériorité
économique qui conforte leur inégalité salariale, cela
influencé par le mode de vie bourgeois et par la morale religieuse. [..]
Cependant, l'émancipation des femmes par rapport à la tutelle
masculine commence à se former au sein de la petite et la moyenne bourgeoisie
une nouvelle catégorie sociale, indépendante financièrement
par son travail dans le nouveau secteur tertiaire, sans pour autant pouvoir
subvenir seules à l'éducation d'enfants.
...]
(Extraits de https://fr.wikipedia.org/wiki/Condition_des_femmes_en_Occident_à_la_Belle_époque)
La grande majorité, peut-être même la quasi-totalité des annonces ont été écrites et publiées par des hommes qui ont de l'argent.
Essentiellement des banalités, au point qu'on se demande parfois l'intérêt
de chiffrer ces petites annonces. Beaucoup sont des billets d'amour, des rendez-vous
galants. D'autres s'inquiètent de la santé. D'autres encore annoncent
un départ ou un retour. Aucun grand secret n'a été découvert...
Une des difficultés pour décrypter ces annonces est qu'elles sont pleines d'abréviations. La raison est économique : le prix d'une petite annonce dépend du nombre de lignes (1.50 fr. en 1875, 6 frs. en 1899) :
Outre les abréviations, une autre difficulté vient des fautes typographiques. On peut imaginer que certaines petites annonces, écrites à la main et envoyées au Figaro, étaient difficiles à lire. Et comme c'était une suite de lettres apparemment sans signification, le typographe pouvait faire des erreurs (et l'auteur de la petite annonce aussi d'ailleurs). Il y a souvent confusion entre:
La séparation entre les mots n'est pas toujours juste non plus, pour les mêmes raisons.