Double représentation du E (corrigé)

Cryptogramme 1 (double représentation du E)

JCJOG KJXDO KIXCQ JXDEC UVLKC DJXJO GKMGU PBOCK IGURC PKXPR GUJLK QLMMP CKEPC JLSGP LJCDC ZOQUK BXLUH GUPLS CKCPJ XDOKI CSLOQ PXXDL PQDYF CWJLI XKQLK OSLJX JLMPX SOCPC JCYGK TUXEG KKLJC PXIXK QZUQY CJJCY OIPLK EPGOM GUPPC IKCPD LICSC KQOJZ LUQTU XQGUQ MPOKY CMPXZ XPCJC WXJCE XJXQL QLYXP QLOKS GURCS XKQTU GKLMM XJJCY GSSUK XSCKQ LSGUP MPGMP CYLPY XDQJC MXPXY XDQJL UQCUP ECQGU DJXDE CZLUQ DTUXJ GKPXS LPTUX LUVLK OSLUV RGUJG OPTUC ECQGU QMGOK QYXDX KQOSX KQRGU DTUOQ QCYCK CDQML DYFGD CDOMC QOQCT UGKCK ROXKK XLBGU QCKUK HGUPY CDQBC LUYGU MEXMG URGOP SGECP CPYCQ LSGUP MLPJL RGQPX MXPDG KKXLU IUDQX KLESX QQPLH LSLOD POXKX KDGOE CPOEO YUJXK OEOKH UDQXE GKKXS GOPXM LPQOQ JXPGO EXDXV CSMJX DECJU KCQEX JLUQP CQGUQ XCDMX YCEOQ JCEGY QCUPC QHXYG SSCKY CMLPJ LKGQP XQGUQ XMPGZ XDDOG KDXDQ OSXEL KDDGK YGCUP QPLOQ CJCDL UQPXD EOIKG PLKQC DJXDT ULJOZ OXOSM XPQOK XKQCD CQDXS BJLBJ XDEOD YGUPD TUOKX KGUDY GUQCK QPOXK JLSGU PMPGM PCLUP CBGUP DZLOQ TULUE XIPCD UMPCS XGKMG PQXDC DMLPC OJDYL PYXDQ UKBGK SGAXK ECDXJ XRCPL UDDOD GOSCS CEXQG UQYCT UCECD DUDHL PIUSX KQCQP CDBOC KTUOY OBLDS LOKQQ LJXKQ KCDQT UCMUP XIPOS LYXYL BLJCC QYXPQ LOKLP QECDX ZLOPC RLJGO PSOXU VDUEC DOIKG PLKQD TUCEX DIXKD EXDLR GOPJL UQPCH GUPDU ORLKQ LJLQP LYXEC UVLKX DTUOM PCKLK QQGUP LQGUP JCKYC KDGOP DCJGU LOXKQ QGUPL QGUPY GSSXY CDQJL SLKOX PCHGU ODTUC JUKEC DECUV EODLO QLDGK YGKZP XPCDX OIKCU PQPGU RXWRG UDMLD BOCKO KHUDQ XCQBO CKDGQ JFGSS XYCQL KOSLJ DOMLP ZLOQO JMPGZ LKCKG QPCLU IUDQX KGSQP LOQLK QELKC TUOYG KTUCX DQOIK GPLKQ EXDMP OQJGU PEOEO GQOJL BUDCX KYGPC EUKSG QCQQP LOQCK GQPCP OPXCQ KGDEO DYGUP DECBP LOPCJ CDFUS LOKDD GKQMJ LODLK QDEXM PXQXK EPXXV YCJJC PMLPE XDDUD KGUDK GKKGK YXDQL RGUDE XMLPJ CPLJX UPDGP LQCUP DEXDX QLOPC RGOJL JXDRP LODBP LOJJL PEDSL ODJLO DDGKD JLYXD IXKDR GUDSX KQCKE CWHXR GUDCK QXKED OJDUZ ZOQCQ TULKQ LUVSX PRCOJ JCDEG KQRGQ PCEOR OKYFL KQROC KQZPL MMXPJ CDGPC OJJCD MFOJG SXJCX DQLUM POVKG ROYCE LKDYX QLPQR GUDDU PMLDD CWJLS BCPQJ LUQPX BLUEC QPCML PQDCO IKXUP HLESO PXCKR GUDEX DTULJ OQCDM LPXOJ JCDYX DLKXD KGKYG KQXKQ DECDC QPXLO KDOIP LQQXD DCKLJ JXPXK QELKD JCDYO QXDJU KJLUQ PCDCM PGKCP YFLYU KEXUV YPGAL OQZLO PCCKM PODLK QDCDM LPCOJ DUKXZ GPQBG KKXLZ ZLOPX MPCQC KELKQ TUCJF GKKXU PXKPX ROCKE PLOQD UPJUO HXKYG KKLOD BXLUY GUMLU HGUPE FUOKG KMLPS OJCDB LUEXQ DSLOD MLPSO JXDMU ODDLK YCDTU XJXYO CJRGU JUQSC QQPCX KECMJ UDFLU QDEXI PXDTU OYFLK IXPLO CKQXK QPXXU VJXDD OSMJX DXVYC JJXKY CDDOJ DGDLO CKQXK EXDSL HCDQX DHXKE ODMCU QXQPC MJUDT UOJKC ZLUQC QDUMM GDXTU XRGQP CSLHX DQXIL PECPL JXDCY PCQCJ JCLRL OQDGU FLOQX ELMMP XKEPX TUXJT UCQPL OQTUO JUOZO QRGOP XKQPC LUQPX YFGDX JLSGU PMPGM PCEGK KLKQE UPOEO YUJXL UVIXK DJOKH UDQCL UPLDG KQGUP OJAZL UQMJU DECQC SMDLO KDOML PJLYC DOKIC GKKCS LMLDD UEOPC DOJQP LOQLJ LUQPX MGOKQ YLPOJ XDQEC JOYLQ XQKGQ PCSLO QPCXD LPQDT UOKXQ LOQML DUKZL QPCIL PELOQ YCJOG KYGSS XUKQX PPOBJ CDOPC

Message clair

Le Lion, le Singe et le deux Anes

            Le lion, pour bien gouverner,
            Voulant apprendre la morale,
            Se fit, un beau jour, amener
Le singe maître ès arts chez la gent animale.
La première leçon que donna le régent
Fut celle-ci « Grand roi, pour régner sagement,
            Il faut que tout prince préfère
Le zèle de l'Etat à certain mouvement
            Qu'on appelle communément
           Amour-propre; car c'est le père,
            C'est l'auteur de tous les défauts
            Que l'on remarque aux animaux.
Vouloir que de tout point ce sentiment vous quitte,
            Ce n'est pas chose si petite
            Qu'on en vienne à bout en un jour
C'est beaucoup de pouvoir modérer cet amour.
            Par là, votre personne auguste
            N'admettra jamais rien en soi
            De ridicule ni d'injuste.
            - Donne-moi, repartit le roi,
            Des exemples de l'un et de l'autre.
            - Toute espèce, dit le docteur,
            (Et je commence par la nôtre)
Toute profession s'estime dans son coeur,
            Traite les autres d'ignorantes,
            Les qualifie impertinentes,
Et semblables discours qui ne nous coûtent rien.
L'amour-propre, au rebours, fait qu'au degré suprême
On porte ses pareils ; car c'est un bon moyen
            De s'élever aussi soi-même.
De tout ce que dessus j'argumente très bien
Qu'ici-bas maint talent n'est que pure grimace,
Cabale, et certain art de se faire valoir,
Mieux su des ignorants que des gens de savoir.
            L'autre jour, suivant à la trace
Deux ânes qui, prenant tour à tour l'encensoir,
Se louaient tour à tour, comme c'est la manière,
J'ouïs que l'un des deux disait à son confrère
« Seigneur, trouvez-vous pas bien injuste et bien sot
« L'homme, cet animal si parfait ? Il profane
            « Notre auguste nom, traitant d'âne
« Quiconque est ignorant, d'esprit lourd, idiot
            «Il abuse encore d'un mot,
« Et traite notre rire et nos discours de braire.
« Les humains sont plaisants de prétendre exceller
« Par-dessus nous ! Non, non c'est à vous de parler,
            « A leurs orateurs de se taire
« Voilà les vrais braillards. Mais laissons là ces gens
            « Vous m'entendez, je vous entends ;
            « Il suffit. Et quant aux merveilles
« Dont votre divin chant vient frapper les oreilles,
« Philomèle est au prix novice dans cet art
« Vous surpassez Lambert ». L'autre baudet repart
«Seigneur, j¹admire en vous des qualités pareilles. »
Ces ânes, non contents de s'être ainsi grattés,
            S'en allèrent dans les cités
L'un l'autre se prôner ; chacun d'eux croyait faire,
En prisant ses pareils une fort bonne affaire,
Prétendant que l'honneur en reviendrait sur lui.
            J'en connais beaucoup aujourd'hui,
Non parmi les baudets mais parmi les puissances,
Que le Ciel voulut mettre en de plus hauts degrés,
Qui changeraient entre eux les simples Excellences,
            S'ils osaient, en des Majestés.
J'en dis peut-être plus qu'il ne faut, et suppose
Que Votre Majesté gardera le secret.
Elle avait souhaité d'apprendre quelque trait
            Qui lui fit voir, entre autre chose,
L'amour-propre donnant du ridicule aux gens.
L'injuste aura son tour il y faut plus de temps.»
 

Ainsi parla ce singe. On ne m'a pas su dire
S'il traita l'autre point, car il est délicat ;
Et notre maître ès arts, qui n'était pas un fat,
Regardait ce lion comme un terrible sire.


Cryptogramme 2 (triple représentation du E)

JDCCI HPOCA QJDYF LQFHL KQOJK DZLHQ GLRLO CEOPU LHWSA KCAYI HQAXH KBIKR IQINA XHKAR UPVAO JJACL VUXVI HCCOJ DCDYI HQLKQ CAKZU PIKQH KDUCQ ORALJ LVIQP AMLPU OJJUV IOYOM IHPQL KQHKY LCTHO MDHQD QPAUW YAMQA GDJDR LOKQO UKCMP IEOSU DQQAJ THDEH KDZLB JUOJL JLOPA QJUCQ PLOQC DKYIP THUVU POQLB JAIKL BLQQO QHKMO KMIHP CIKLK QOTHO QAVOU HWMLJ LOCEH KFOBI HQPOC QUDQC IRBPA PDQPL OQDEU JIOCU LHTHL QPIMI CMPDK EMIHP CIKOK QDPMP DQDEL KCCIK QPIKY YLVDP KAHWU QROKU MLPJD QURMC JISUL OAKQA KQPDL HQPAC FLBOQ LKQCZ IPYDC IHPOC CLKCM OAECQ IHQDC PIKED CEASP LOCCA JIOCU LHJDC KIHPP OCCLO QMLPR OEACQ LCEDB JUDQE ACIKB DYLVL OQJDH PQPIH MDLHR HQOJA YDQIO CDLHP LOCIK KLOQO JZLHQ THIKJ DYIKZ UCCAD KCIKQ URMCL HWCIH POCJU YIRML SKIKY FLCCL JUCMP DROAP ACTHO JMPOQ EHJIS OCAYF LMMDA CMIHP NPURA EOAPJ DEPIJ ADCQP IMOLQ IHQYD THOJM POQUK CHOQU DQJDC GLRBA CYIHM UACZO PUKQT HOJJU CRLKS ULOQL CLYIR RIEOQ ULHGI HPEFH OJHKU DQEAR LOKJL HQPDQ IHQRL KSUPL JLZIO CJORM ICCOB OJOQU CNQPI HVLOQ GIOKQ LHCCO JACIO KEUCL KQDCL MPAVI NLKYU LJJLO QLHCC OJIOK THAJL KIQPU AJJDL JJLOQ GHCTH LJDHP MIPQU PVOVP UCDQS PLOKC MIHPC HBCOC QAPMH OCTHH KYLPQ UCOUK CIBCQ OKDLQ PLOQU PYUFO BIHEU RIKCQ PUUQE DRLYF OKDTH AJPDC CIPQJ HOMIH VLOQE IKKUP JUYIK CAOJE UQPIK THUPH KMDHM JAROC AKRHD COYAK DCQML CJLPL OCIKK UPJLP LOCIK RDCQY FICAO KYIKK HUVIN UXTHA ELPSH RAKQC OJZOQ THLKE YDMUH MJDAC QMPOC OJCAK ZHOQE IKYOJ ZLHQJ UYPIT HAPLH CCOQI QTHIK JUFLM MDQIH QOJDC QORMI CCOBJ AAQMH OCMIH PJUBU CIOKK DKEIO CGUML CSLPE APEIK YOJZL HQLVI OPCIO KEUJD KIHPP OPCLK CTHOJ AYFLM MARLO CYIRR DKQIQ IKCJH OJACM OUECI PQPIH VAXRI OYFIC DMLPJ ACFHR LOKCL CLZOK ROAHW YIKEH OQUTH AJLHQ PULPQ EAMUK CDPLP OCQIQ ADQCL CHOQU AKCDO SKDKQ OJCML PVIQP AZIO

Message clair
Les Souris et le Chat-huant

           Il ne faut jamais dire aux gens
« Ecoutez un bon mot, oyez une merveille.»
            Savez-vous si les écoutants
En feront une estime à la vôtre pareille ?
Voici pourtant un cas qui peut être excepté
Je le maintiens prodige, et tel que d'une fable
Il a l'air et les traits, encor que véritable.  

On abattit un pin pour son antiquité,
Vieux palais d'un hibou , triste et sombre retraite
De l'oiseau qu'Atropos prend pour son interprète.
Dans son tronc caverneux, et miné par le temps,
            Logeaient, entre autres habitants,
Force souris sans pieds, toutes rondes de graisse.
L'oiseau les nourrissait parmi des tas de blé,
Et de son bec avait leur troupeau mutilé.
Cet oiseau raisonnait il faut qu'on le confesse.
En son temps, aux souris, le compagnon chassa
Les premières qu'il prit du logis échappées,
Pour y remédier, le drôle estropia
Tout ce qu'il prit ensuite ; et les jambes coupées
Firent qu'il les mangeait à sa commodité,
            Aujourd'hui l'une, et demain l'autre.
Tout manger à la fois, l'impossibilité
S'y trouvait, joint aussi le soin de santé.
Sa prévoyance allait aussi loin que la nôtre
            Elle allait jusqu'à leur porter
            Vivres et grains pour subsister.
            Puis, qu'un Cartésien s'obstine
A traiter ce hibou de monstre et de machine ?
            Quel ressort lui pouvait donner
Le conseil de tronquer un peuple mis en mue ?
            Si ce n'est pas là raisonner,
            La raison m'est chose inconnue.
            Voyez que d'arguments il fit
            « Quand ce peuple est pris, il s'enfuit ;
Donc il faut le croquer aussitôt qu'on le happe.
Tout, il est impossible. Et puis, pour le besoin
N'en dois-je pas garder ? Donc il faut avoir soin
            De le nourrir sans qu'il échappe.
Mais comment ? Otons-lui les pieds.» Or trouvez-moi
Chose par les humains à sa fin mieux conduite ?
Quel autre art de penser Aristote et sa suite
            Enseignent-ils par votre foi?


Didier Müller, 7.11.02