Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement
au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de
classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la
génération zapping de nos élèves. Ces textes courts
et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths,
pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en
savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute
la francophonie.
Par Didier Müller,
jeudi 30 août 2018 à 16:27
-En classe
[...] J’ai donc décidé de m’emparer de cette question d’une manière peu conventionnelle, en proposant un cours intitulé « Les mathématiques du tricot » dans mon établissement, le Carthage College. Durant les séances, j’ai choisi de supprimer tout recours aux crayons, papiers, calculatrices (gloups !) et manuels scolaires. À la place, nous avons discuté, fait des travaux manuels, dessiné et joué avec toutes sortes d’objets – ballons de plage ou mètres de couture, par exemple. En guise de devoirs personnels, nous avons nourri notre réflexion en tenant un blog commun. Et bien sûr, nous avons tricoté. [...]
Par Didier Müller,
samedi 9 juin 2018 à 16:35
-En classe
Si vous ne savez pas comment occuper vos élèves les dernières heures de l'année, pourquoi ne pas leur proposer le Burger Quiz de maths d'ElJj ? Il le met à disposition. Merci à lui. Superbe boulot!
Par Didier Müller,
jeudi 1 mars 2018 à 08:50
-En classe
Depuis dix ans, le cours Euler propose aux jeunes élèves un programme adapté à leurs compétences. Un cursus unique qui permet aux profils atypiques de s’épanouir scolairement.
Par Didier Müller,
lundi 12 février 2018 à 08:45
-En classe
Épreuve de maths de plus en plus difficile à surveiller, stress qui monte chez les candidates et les candidats, nouvelles envies de triche... Le fameux «mode examen» dorénavant obligatoire sur toutes les calculatrices programmables est en train de flanquer un beau mal de tête aux élèves et aux établissements.
Par Didier Müller,
lundi 28 août 2017 à 09:08
-En classe
Aujourd'hui, je surveille mes premières heures d'activité physique. Ouais !!!! Merci à nos parlementaires qui suppriment un camp de ski pour des raisons budgétaires et qui s'étonnent ensuite qu'il n'y a pas assez d'heures de sport. Du coup, on fait des activités physiques (une marche aujourd'hui) gratuites.
Par Didier Müller,
samedi 17 septembre 2016 à 11:04
-En classe
Les jeux ont toujours été une passion et une source d'inspiration chez moi. Je les utilise aussi le plus possible dans mes cours.
Par exemple, pour apprendre aux élèves à programmer en Python, j'ai construit un cours avec les jeux comme thème principal. Chaque jeu permet d'introduire un nouveau concept informatique, avec en ligne de mire la programmation d'un jeu d'échecs (cela fait plus de 30 ans que j'en rêve, il est temps de le réaliser...)
Tout récemment, j'ai (quasiment) terminé un cours de maths appliquées sur les probabilités, autour du génial jeu Hearthstone. C'est un jeu de cartes qui me passionne depuis bientôt deux ans et que beaucoup d'élèves connaissent. Il regorge de situations très intéressantes à analyser du point de vue mathématique. Je ne pourrai malheureusement pas l'utiliser en classe avant l'année prochaine. Aussi, si jamais vous voulez l'essayer en classe, ou si vous avez des idées de questions, je serais ravi d'avoir des retours.
Par Didier Müller,
dimanche 3 mai 2015 à 08:52
-En classe
La classe inversée est un modèle pédagogique dans lequel la phase magistrale du cours est exportée en dehors de la classe. Le temps passé en classe peut alors être utilisé pour mettre les élèves en activité avec un enseignant disponible à leur côté. C'est une méthode utilisée par des enseignants de la maternelle à l'université, dans toutes les matières : des mathématiques au français.
Le modèle de la classe inversée est particulièrement propice à l'utilisation du numérique, que ce soit par l'utilisation de vidéos disponibles en ligne pour que les élèves accèdent au cours à la maison, ou par la formation d'un portfolio numérique.
Par Didier Müller,
lundi 13 avril 2015 à 18:53
-En classe
L'étude de trois chercheurs espagnols va ravir les adolescents. Réalisée sur un panel de près de 8.000 élèves, dont la moyenne d'âge tourne autour de 14 ans, elle démontre que ne pas prendre plus d'une heure pour faire ses devoirs est suffisant, et même recommandé.
Au-delà de ce temps de concentration, l'amélioration des résultats constatée ne serait que de 2%, et donc négligeable par rapport à l'investissement donné. Passer plus de 1 heure et 40 minutes à faire ses devoirs serait même contre-productif et ferait baisser les notes.
Pour les chercheurs de l'université d'Oviedo, l'important n'est pas de consacrer beaucoup de temps aux devoirs, mais plutôt de le faire régulièrement. Étonnamment, ce ne sont pas non plus les élèves qui sont aidés dans leur travail qui réussissent le mieux à l'école.
Par Didier Müller,
dimanche 22 mars 2015 à 20:56
-En classe
De l'importance des mathématiques dans l'éducation ! Aux Etats-Unis, leur apprentissage est aujourd'hui une des grandes préoccupations des politiques d’éducation car il aurait des effets importants sur tout le reste du parcours académique des jeunes. Des effets que de récentes découvertes dans les neurosciences viennent expliquer, relèvent Sandrine et Maxime Crener dans leur chronique "Regard franco-américain sur l'éducation".
Le système éducatif français a-t-il raison d'insister sur les mathématiques ? Dans leur chronique de cette semaine intitulée "L’importance des mathématiques démontrée par les neurosciences !", Sandrine et Maxime Crener apportent des éléments de réponse qui viennent conforter cette insistance française mise sur les maths. Plusieurs études américaines avaient en effet montré qu'une bonne maîtrise des mathématiques avait un impact substantiel sur la réussite scolaire puis universitaire. Un constat qui peut désormais s'appuyer sur des découvertes récentes dans les neurosciences. Voici le texte de Sandrine et Maxime Crener.
L’importance des mathématiques démontrée par les neurosciences !
Les dernières découvertes dans les neurosciences du Professeur Vinod Menon et de son équipe à l’école de médecine de l’Université de Stanford (http:/med.stanford.edu/profiles/Vinod_Menon/) font partie d’un effort important de recherche pour mieux comprendre comment les jeunes enfants développent leurs capacités à résoudre des problèmes afin d’améliorer l’enseignement des mathématiques et autres disciplines quantitatives. Leur dernière étude porte sur les effets d’un enseignement précoce des mathématiques. Les résultats sont surprenants et montrent qu’en une seule année, des changements significatifs apparaissent dans la manière dont les régions du cerveau concernées sont activées.
Ce qui ressort également de ces études et qui semble essentiel est que le cerveau des enfants change en fonction des stratégies plus ou moins sophistiquées adoptées pour résoudre des problèmes arithmétiques. Au fait l’étude montre comment en l’espace d’un an une communication constante entre ces parties va améliorer l’efficacité mathématique.
Sachant que le cerveau change tellement pendant cette période de l’enfance, surtout d’une année sur l’autre et comprenant mieux maintenant comment il se transforme, ces recherches donnent une véritable assise pour trouver des solutions à un meilleur apprentissage des mathématiques. Le laboratoire du Professeur Menon mène actuellement des recherches en parallèle sur la problématique de l’anxiété face aux mathématiques et sur une meilleure compréhension des habilités des enfants autistes.
L’apprentissage des mathématiques est une des grandes préoccupations des politiques d’éducation aux Etats-Unis. La mauvaise maitrise des mathématiques chez les nouveaux étudiants de première année universitaire pourraient expliquer les taux élevés d'échec dans leur cursus. Environ la moitié de tous les étudiants de première année du secondaire échouent au moins une classe, et ces taux sont les plus élevés parmi les cours de mathématiques. Pour le professeur Joshua Goodman et ses collègues de la Harvard Kennedy School, l'échec de l'école primaire et secondaire à enseigner les mathématiques peut avoir des effets importants sur tout le reste du parcours académique des jeunes. (Article: “Intensive Math Instruction and Educational Attainment: Long-Run Impacts of Double-Dose Algebra”)
Dans leur étude, ces chercheurs ont analysé les données longitudinales recueillies par les écoles publiques de Chicago après la mise en œuvre d'une "double dose d’algèbre" dans les programmes pédagogiques du collège et du lycée.
L'étude a révélé que cette mesure avait un impact positif et substantiel sur les résultats des tests nationaux, les taux de réussite au "bac américain", et l'inscription à l’université. Le plus important, dit Goodman, sont les effets à long terme observés dans les taux de diplomation et inscriptions dans les universités, qui ont augmenté de 15 pour cent et 25 pour cent, respectivement. Ainsi si cette mesure a des effets très bénéfiques sur le court terme, les effets à long terme semblent encore plus prometteurs. L’étude conclue que tout ce que nous pouvons faire pour aider les enfants à réussir en mathématiques est une bonne chose.
Certains parents et enseignants ont déjà bien compris ce rationnel et ceci explique peut-être l’incroyable succès de la Russian School of Mathematics, qui propose à Boston et ailleurs, des cours de maths intensifs pour les enfants depuis la primaire jusqu’au bac, et les aide ainsi à accéder aux meilleures universités du pays.
Comme nous l’avons abordé au cours d’un précèdent article sur les travaux de la psychologue de l'Université de Stanford Carol Dweck ("fixed versus growth mindset"), la plupart de nos compétences, y compris les mathématiques, peuvent être développées par l’effort et le travail. Ainsi l'insistance du système éducatif français sur les mathématiques n’est peut-être pas une mauvaise chose, il faut juste donner à tous les moyens de réussir.
Par Didier Müller,
mercredi 18 mars 2015 à 22:29
-En classe
L'OCDE a réalisé une enquête dans 65 pays pour le savoir. Selon ses conclusions, tout dépend du type de jeux choisi par l'élève et de la fréquence à laquelle il joue.
Par Didier Müller,
mercredi 10 décembre 2014 à 21:09
-En classe
Zoom sur les pratiques innovantes d’un professeur parisien, qui mise avant tout sur le travail en groupe pour faire progresser ses élèves.
Au lycée Jean-Baptiste Say, dans l’Ouest parisien, la sonnerie vient de marquer la fin de la récréation. Les élèves de terminale S rejoignent leur salle de cours et avant de reprendre stylos, cahiers et calculatrices, réagencent leurs bureaux pour pouvoir travailler plus facilement par groupes de trois ou quatre, comme ils en ont désormais l’habitude.
Par Didier Müller,
vendredi 14 novembre 2014 à 16:09
-En classe
On en apprend tous les jours. La scène se déroule ce matin, en cours, avec une classe bilingue (français/allemand).
- Voici une équation du second degré. Comment faites-vous pour la résoudre ?
- Une élève germanophone : Avec la formule de minuit !
- Quoi ?
- En allemand : Mitternachtsformel
Effectivement, en allemand, formule de Viète se dit Mitternachtsformel. Mais pourquoi ? Aucune idée.
Par Didier Müller,
vendredi 15 août 2014 à 19:46
-En classe
L’université de Kasetsart à Bangkok vient d’expérimenté un procédé un peu spécial : un casque anti-triche. Ce sont les élèves eux-mêmes qui l'ont conçu à la demande de leur professeur ! Testé par 90 étudiants cette année, le couvre-chef s'est attiré de nombreuses critiques sur Facebook après publication de la photo de l’examen. Les internautes y décrivent les étudiants à œillères comme soumis, opprimés ou tricheurs.
Par Didier Müller,
vendredi 21 mars 2014 à 22:36
-En classe
Le mot « mathématiques » donne la chair de poule à certaines personnes, tant il génère d’anxiété chez elles. Pourquoi de telles émotions ? Si l’environnement dans lequel chacun y est confronté est souvent pointé du doigt, la génétique aurait également sa part de responsabilités.
La réussite des études passe par plusieurs aspects : non seulement il faut disposer des aptitudes cognitives suffisantes pour apprendre, réciter et raisonner, mais les travaux scientifiques récents suggèrent également que la gestion des émotions constitue un facteur non négligeable. Il n’y a qu’à voir la relation que certains élèves entretiennent avec les mathématiques : ils paraissent presque allergiques à l’arithmétique. Une question qui étonne les chercheurs, parce qu’il ne semble pas y avoir de réaction semblable dans les autres matières scolaires.
Des études sérieuses se sont penchées sur le problème, afin de tenter de comprendre si cette crainte naissait du fait de difficultés à comprendre les énoncés et à résoudre les équations, ou bien si elle n’apparaissait que chez des personnes anxieuses de nature. Aucune n’a apporté de véritables réponses.
Stephen Petrill et ses collègues de l’université d’État de l’Ohio (États-Unis) prétendent cependant avoir trouvé la solution. Selon leur nouvelle étude parue dans les colonnes du Journal of Child Psychology and Psychiatry, la peur des maths serait un cumul des deux phénomènes, de la même façon que l’environnement et la génétique y jouent un rôle.
Les gènes qui ont peur des nombres
Cette recherche aboutissant à des conclusions sur la génétique a la particularité, comme bon nombre de travaux du même genre, de ne pas faire état d’un seul gène séquencé. Pour différencier l’innée de l’acquis, les scientifiques recourent parfois aux paires de jumeaux, vrais et faux. Pourquoi ? Les différences observées entre deux enfants identiques génétiquement relèvent de l’environnement. Si celles-ci sont plus marquées chez des membres d’une même fratrie et du même âge, alors c’est le signe d’une influence génétique.
Ainsi, 216 paires de vrais jumeaux et 298 paires de faux jumeaux ont fait l’objet d’investigations poussées dès leur plus jeune âge : depuis leur rentrée à l’école (à cinq ou six ans) jusqu’à leur 15 ans, ils ont reçu la visite des expérimentateurs à huit reprises pour leur poser des questions sur leur rapport émotionnel aux mathématiques, leur gestion de l’anxiété au quotidien dans tous les paramètres de la vie, ainsi que leurs aptitudes au calcul et à la lecture. Cette recherche n’inclut que les données récoltées lors des deux dernières entrevues (entre 9 et 15 ans).
Les statistiques (et donc les mathématiques) ont parlé : leur analyse démontre que les expériences vécues ne peuvent à elles seules expliquer l’anxiété ressentie pour l’algèbre ou la géométrie. La génétique intervient même à hauteur de 40 %. Les enfants chez qui les mathématiques provoquent des boutons sont globalement les plus sensibles à l’anxiété de manière générale, mais également ceux qui reconnaissent des difficultés à résoudre les exercices qu’on leur soumet.
Anxiété + difficultés = peur des maths
Les deux phénomènes cumulés constituent un cercle vicieux duquel il est difficile de s’extirper. Les difficultés engendrent l’anxiété, qui empêche de réfléchir convenablement et confronte l’élève à des difficultés plus importantes encore. Et ainsi de suite. À tel point que la seule évocation de la science des nombres induit la panique.
Pour les auteurs, de tels résultats devraient faire en sorte de revisiter la façon d’enseigner les maths, en prenant en considération les facteurs émotionnels et génétiques qui entrent en jeu. En premier lieu, il faut d’abord apprendre aux enfants à gérer leur anxiété pour éviter que chaque cours d’algèbre ou de géométrie devienne une épreuve douloureuse.
Par Didier Müller,
mardi 10 décembre 2013 à 08:40
-En classe
Les constructions à la règle et au compas forment un beau petit domaine de géométrie.
Ce sont les mathématiciens de la Grèce antique qui ont commencé à les étudier. Après avoir développé un important corpus de jolis constructions, ils se sont heurtés aux problèmes de la duplication du cube, de la trisection de l’angle et de la quadrature du cercle, des problèmes où l’impossibilité de la construction ne sera prouvée que 2000 ans plus tard.
Les Grecs savaient construire avec une règle et un compas certains polygones réguliers : le triangle équilatéral, le carré, l’hexagone régulier et le pentagone régulier et ceux qui s’en déduisent. Il faut attendre Carl Friedrich Gauss (1777-1855) pour avoir une nouvelle construction, celle du polygone régulier à 17 côtés, le 29 mars 1796. La beauté de cette construction décide Gauss à s’orienter vers les mathématiques plutôt que la philologie.
Par Didier Müller,
lundi 14 octobre 2013 à 07:37
-En classe
Le professeur a toujours besoin de sujets intéressants, mais il est soumis à de nombreuses contraintes : le programme, le niveau de la classe le nombre d’élèves, le temps dont il dispose. En outre, toute activité est au service d’un ou de plusieurs objectifs bien précis : introduire une notion, évaluer, faire travailler la lecture, la rédaction, le calcul, la mathématisation dune situation etc.
"Ressources pédagogiques" est une nouvelle rubrique d'Images des Maths, assez différente des autres rubriques axées recherche, qui veut s’attaquer à ce chantier et qui propose des exemples d’activités pour la classe, construites à partir de quelques articles du site.
Par Didier Müller,
samedi 1 juin 2013 à 00:04
-En classe
Selon une étude de l'Université d'East London, les étudiants ayant bu de l'eau durant leurs examens jouiraient d'une meilleure concentration et réussiraient mieux ces tests que les autres. Ils pourraient espérer une augmentation notable de leurs notes jusqu'à 10 %.
L' enquête fut menée sur 447 étudiants de cette université. La consommation d'eau agirait physiologiquement sur les fonctions de la pensée entraînant une amélioration de la performance durant la rédaction d'examens. De plus, s'hydrater ainsi diminuerait l'anxiété, facteur influant négativement sur la réussite lors de ces contrôles scolaires.
Cette recherche soutient que le fait de boire de l'eau en cours d'examen ne peut être que bénéfique pour les étudiants. Les éducateurs désireux de favoriser l'obtention de notes à la hausse chez les jeunes inscrits à leurs cours préféreront leur permettre de boire de ce liquide peu coûteux lors de leurs compositions. Forts des résultats de cette étude, les responsables se verront légitimés de favoriser l'accès à l'eau sur les campus.