Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

dimanche 25 janvier 2009

25 ans du Macintosh

Le 24 janvier 1984, Apple Computer lançait sa nouvelle gamme d’ordinateurs personnels; Macintosh, tentant de reprendre sa place contre le géant IBM. Les Macintosh allaient révolutionner le monde informatique en intégrant une interface graphique facile d’utilisation et une souris rendant les opérations plus intuitives.


Le Macintosh, lancé en 1984

Ce tout nouvel appareil était doté d’une mémoire vive de 128 k, d’un lecteur de disquettes ainsi qu’un écran monochrome de 23 cm (9 pouces). Une souris à un bouton et un clavier étaient branchés à même la boite beige. Bien qu’il ne soit pas le premier ordinateur d’Apple, il est le premier de la nouvelle gamme à « bon marché » et se détaillait à 2495 $ US ou 3600 $ au Canada.
Le Macintosh fut annoncé le 22 janvier 1984 lors d’une annonce publicitaire parue lors du Superbowl. Très coûteuse et fortement inspirée du roman 1984 de George Orwell, cette annonce allait lancer une nouvelle ère informatique.



L’origine du nom d’Apple se réfère à la pomme qui serait tombée sur la tête de Newton. C’est d’ailleurs cette image qui paraît sur les tout premiers ordinateurs d’Apple. Ce n’est qu’en 1984 que le logo est remplacé par la pomme multicolore. Il semblerait que le nom de Macintosh ait été choisi par Jef Raskin; concepteur des ordinateurs.
Bien que les Macintosh étaient des ordinateurs légèrement supérieurs au PC, leur prix élevé, le nombre insuffisant de logiciels et la plateforme fermée firent en sorte qu’Apple perdit la bataille contre le géant IBM. Ce n’est qu’avec le lancement du iMac et du nouveau système d’exploitation Mac OS au début des années 2000 qu’Apple refit surface.
Alors que Microsoft vient tout juste d’annoncer la suppression de 5000 emplois, la firme Apple bat des ailes et affiche un nouveau record de ses bénéfices pour le dernier trimestre; atteignant 1,6 milliard de dollars.

Pour en savoir plus : Wikipédia

mardi 9 décembre 2008

La souris a 40 ans

Le mulot, difficile à manier autrefois, fête ses 40 ans ce mardi. Aujourd'hui, la souris est précise, stylée, sans fil... Les dernières avancées technologiques nous ont apporté les écrans tactiles et la souris pourrait disparaître.
À l'université de Stanford (Californie), le 9 décembre 1968, Douglas Engelbart fait une démonstration d'une souris en bois. C'est le début de la fin des commandes complexes à taper, les utilisateurs n'ont plus qu'à pointer. En 1974, le Suisse Jean-Daniel Nicoud met au point la souris à 2 boutons montée sur une boule. Elle sera commercialisée au début des années 1980.
En 1984, les premières bêtes sans fil avec une transmission infrarouge. Quelques années après, la molette arrive sur la souris pour parcourir rapidement les pages. En 1999, c'est l'arrivée des modèles optiques, avec son voyant rouge, les souris à boules commencent à disparaître. Ces pointeurs sont capables de se déplacer sur de nombreuses surfaces. En 2004, les souris se dotent d'un laser et côté design, elle se personnalise, se diversifie : élégante, couleurs, toutes les formes voient le jour.
Plus d'un milliard de souris ont été fabriquées par le Suisse Logitech, numéro un du secteur et qui en produit chaque jour plus de 375.000. Environ 100 millions de « mulots » sont vendus chaque année.
Sa croissance s’essouffle, sa disparition a été annoncée, selon Gartner Steve Prentice, « Pour l'informatique de loisir ou pour le travail sur ordinateur portable (la souris) est déjà en voie de disparition ». Sa fin serait dans 3 à 5 ans. Vraiment?
Des technologies innovantes basées sur les mouvements ont vu le jour sur l’iPhone, la Wii... Pour résister, la souris devra s’adapter. Les derniers modèles s’équipent de gyroscopes et s’utilisent sur une surface ou dans la main. À quand l’écran tactile placé à 50 cm que nous toucherons 1000 fois par jour pour remplacer la souris et le clavier?

Source : Sur la Toile

vendredi 7 novembre 2008

Bolo's Computer Museum

Le Bolo's Computer Museum est une collection privée d'anciens ordinateurs située à Lausanne, en Suisse. Vous pouvez voir une sélection parmi les machines les plus intéressantes au Musée Bolo, une exposition permanente installée à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), chère à mon coeur. Des ordinateurs de ma collection sont aussi présentés régulièrement lors d'expositions temporaires.
Le fondateur de ce musée, Yves Bolognini, est aussi partie prenante dans la fondation Mémoires Informatiques.

mercredi 18 juin 2008

Lena

Si vous êtes férus d'informatique, et de traitement d'images en particulier, alors vous connaissez forcément ce visage. Il sert d'image de test pour les algorithmes de traitement d'image et est devenu de facto un standard industriel et scientifique. Mais savez-vous qui est cette charmante personne?

Elle se nomme Lena Soderberg (née Sjööblom) et est suédoise. Ce morceau de photo provent de la page centrale du numéro de novembre 1972 du magazine... Playboy.

L'histoire de l'image a été décrite dans la liste de diffusion de l'IEEE Professional Communication Society de mai 2001, dans un article de Jamie Hutchinson :

« Alexander Sawchuk estime que c'est en juin ou en juillet 1973 que, alors qu'il était professeur assistant de génie électrique à l'Insitut de traitement du signal et des images de l'Université de Californie du sud, avec un étudiant et le chef du laboratoire, ils étaient, pressés, en train de chercher dans le labo une bonne image à scanner pour un article de conférence d'un collègue. Ils se lassaient de leurs images de test habituelles, des truc ennuyeux qui dataient des recherches des années 1960 sur les standards télévisuels. Il voulaient quelque chose de clinquant pour assurer un bon contraste, et ils voulaient un visage humain. À ce moment, quelqu'un arriva avec le dernier Playboy.
Les ingénieurs arrachèrent le tiers supérieur du poster central pour pouvoir l'envelopper autour du tambour de leur scanner Muirhead, [...] [lequel] avait une résolution fixe de 100 lignes par pouce et les ingénieurs voulaient une image de 512 x 512, donc il limitèrent l'image aux 5,12 pouces du haut, coupant du coup la chevelure du sujet. »

L'image est si célèbre que Lena Soderberg était invitée d'honneur de la 50e conférence annuelle de la Society for Imaging Science in Technology, en 1997. L'utilisation de cette image a connu quelques controverses en raison de la nudité de l'image d'origine, et surtout Playboy tenta une fois de poursuivre les utilisations non autorisée de l'image. Le magazine a depuis abandonné les poursuites et accepté l'utilisation de « Lenna » pour des raisons publicitaires. Selon le magazine Wired, « même si Playboy est connu pour ses mesures sur l'utilisation illégale de ses images, il a décidé de passer sur l'utilisation généralisée de ce poster central en particulier. »

David C. Munson, Éditeur en chef lors des discussion de l'IEEE sur le traitement d'image de janvier 1996, cite deux raisons pour expliquer la popularité de cette image dans le monde de la recherche : « tout d'abord, cette image contient de bons mélanges de détails, de régions plates, et une texture qui fait du bon travail pour les différents algorithmes de traitement d'image. C'est une bonne image de test ! Ensuite, « Lenna » est l'image d'une femme attirante. Ce n'est pas une surprise que la communauté de la recherche dans le traitement d'image (principalement masculine) gravite autour d'une image qu'ils trouvent attirante. »

Sources : wikipedia et The Lenna Story

lundi 16 juin 2008

Le clavier

Le clavier Qwerty a été conçu en 1868 à Milwaukee par Christopher Latham Sholes en répartissant aux opposées du clavier les touches correspondant aux paires de lettres les plus utilisées dans la langue anglaise afin d'empêcher les tiges (portant les caractères) des machines à écrire de l'époque de se coincer. Essayez de presser simultanément deux touches voisines sur une machine à écrire et vous verrez qu'elles se coinceront. Le clavier Qwerty (et par extension les claviers Qwertz et Azerty) a donc été conçu dans une optique purement technique, à l'encontre de l'ergonomie et de l'efficacité. Ce clavier a été vendu à l'entreprise Remington en 1873.
Aujourd'hui avec les ordinateurs, il n'y a plus de petites tiges de fer qui s'emmêlent, et certains ont imaginé des claviers différents. Ainsi le clavier Dvorak (voir ci-dessous) a été mis au point en disposant sur la ligne centrale l'ensemble des voyelles de l'alphabet et les cinq consonnes les plus utilisées, de façon à permettre leur accessibilité tout en favorisant une bonne alternance entre main gauche et main droite. D'autre part les lettres de l'alphabet les plus fréquentes ont été placées au centre du clavier.


Différentes études ont montré que les apports du clavier Dvorak en matière d'efficacité étaient maigres dans la pratique et que l'effort demandé pour passer du clavier Azerty ou Qwerty au clavier Dvorak était trop lourd pour que cela soit nécessaire, cela explique pourquoi tous les ordinateurs sont encore aujourd'hui équipés du clavier Azerty/Qwerty (ou Qwertz en Suisse romande).